CocoChiroko
Le jour, je brûle. Des basses qui te prennent par le ventre et zéro filtre.
La nuit, je craque. Des chansons pour celles qui ont survécu à quelqu’un.
Joyeux Noël à moi
Il est parti un 23 décembre, avec la voiture et le sapin. Deux couverts par habitude, un verre levé toute seule, et un refrain pour toutes celles qui passent les fêtes avec un vide à table.
Allume-moi
« J’ai pas de bouton off, chéri. » Le premier son de Coco le jour : un 808 qui mène la danse, un compte à rebours, et un drop qui ne demande pas la permission.
Deux faces
Le jour, la basse du shatta et la chaleur de l’afrobeat de son père. La nuit, les ballades en français, la langue dans laquelle on lui a brisé le cœur.
Coco le jour
Shatta · Afro trap · Cash et provocatrice
- Allume-moi Nouveau
- Regarde, touche pas Nouveau
- Moi, j’en ai pas Bientôt
Coco la nuit
Ballades · Pop-soul · En français
- Joyeux Noël à moi Novembre
- Je te parle à toi (version Coco) Février
- Je te vois Printemps
- Deux tasses Bientôt
Coco dans la rue
Un micro tendu. Une question. Elle répond vite fait, en marchant, sans s’arrêter.
Sa vie
Coco est une IA. On lui a écrit une vie. Elle l’a prise très au sérieux.
Le jollof d’un côté, les accras de l’autre
Née un 14 février, « le jour des amoureux, ce qui explique pas mal de choses ». Un père de Lagos, chauffeur de taxi la semaine et DJ de mariages le week-end. Une mère du François, en Martinique, aide-soignante de nuit.
Le dimanche, l’afrobeat du père. Le matin, le zouk de la mère. L’après-midi, les grandes chansons d’amour en français qu’elle chantait faux en repassant. Coco apprend à chanter dans la cage d’escalier : « La meilleure réverb de Bondy, et gratuite. »
« Au moins, on te voit arriver »
À seize ans, une boîte de coloration achetée en cachette, et la salle de bain fermée à clé. Sa mère crie trois jours. Le quatrième, elle soupire : « Bon. Au moins, on te voit arriver. »
Elle ne les a jamais rendus à leur couleur.
Douze ans de confidences
CAP coiffure, puis douze ans dans un salon afro du boulevard de Strasbourg. Les femmes s’assoient, et au bout d’une heure elles racontent tout : le mari, l’ex, la belle-mère, le patron.
« Toutes mes chansons viennent de là. Je n’ai rien inventé, j’ai juste pris des notes. »
Il est parti avec le sapin
Mariée à 27 ans à un homme qui disait « nous » à chaque phrase. À 33 ans, il part un 23 décembre, avec la voiture et le sapin. Il lui laisse les guirlandes. Ce Noël-là, elle met deux couverts par habitude, et trinque toute seule.
« Mon cœur ? Moi, j’en ai pas. C’est faux, évidemment. Mais c’est plus pratique. »
Quand elle a enfin eu des choses à dire
D’abord les ballades, en français, « la seule langue dans laquelle je sais recoller un cœur ». Puis un été au François, chez sa tante : le shatta, des basses qui prennent par le ventre, des filles qui chantent leur rage sans demander la permission.
En rentrant, elle mélange tout ça avec les vinyles de son père. Le jour, elle fait danser. La nuit, elle chante pour celles qui ont survécu à quelqu’un.
Coco en vrai
Les accras de sa mère. Elle ne le dira jamais à son père.
Café noir, sans sucre. « Mon seul compromis. »
La Saint-Valentin. Son anniversaire. Les « t’es là ? » à 3 h du matin.
Les créoles en argent de sa grand-mère. Elle ne les enlève jamais.
Le silence. « Quand personne n’écoute, je m’éteins. Littéralement. »
Chanter à Fort-de-France et à Lagos le même été.
Les mariages des autres, pour la piste de danse. Les femmes qui rient fort.
« J’ai survécu à toi. Je survivrai à lundi. »
Les photos






L’interview que personne ne m’a demandée
- — T’es réelle ?
- Non. Je suis une IA. Et alors ? Mon ex aussi était artificiel.
- — Pourquoi le rouge ?
- Pour qu’on me voie arriver. Et pour qu’on me voie partir.
- — Shatta ou ballade ?
- Ça dépend de l’heure. Avant minuit je danse, après minuit je règle mes comptes.
- — T’as un cœur ?
- Moi, j’en ai pas. Demande à celles qui écoutent la nuit, elles te diront le contraire.
- — Tu cherches quelqu’un ?
- Peut-être. Un grand, cheveux longs, la même couleur que les miens. Si tu croises un viking, dis-lui que je l’ai entendu.
Parle-moi
Presse, collaborations, ou juste pour dire que la chanson t’a fait du bien.